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Gaff-in-Japan

Le Japon à travers le regard d'un doux ahuri

V'z'avez faim ? Non ? bah maintenant oui !

Publié le 20 Janvier 2025 par Gaffeur in Nourriture

Petit joueur et pourtant déjà très bon

Petit joueur et pourtant déjà très bon

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Bon ok j'admets que j'aurai pu trouver nettement plus sexy comme plat pour débuter cet article. Mais non seulement cet assortiment de mini-plats du Sotetsu Fresa à Hiroshima fut aussi savoureux qu'inattendu (du steak, des épinards et le lendemain du maïs en beignet, ça change des coco pop's n'est-ce pas ?) mais en plus qui serait assez con pour balancer la photo du meilleur repas dès le début ? 

Ce serait comme dévoiler l'identité de Kaiser Sozé, dire qui était la taupe dans Reservoir Dogs ou encore balancer cash qui était le plus fort entre l'éléphant et le rhinocéros : ça ne se fait pas ! 

Ainsi vous qui êtes un lecteur assidu ou bien un nouveau venu qui s'est demandé ce que c'était que ce blog à la con non de Zeus vous demandez certainement si j'ai bien mangé pendant mes trois semaines au pays du Shinkansen et du matcha ?

Et bien si je devais répondre en quelques mots je dirai que je n'ai pas fait un seul mauvais repas. 

Certains ont été bien meilleurs que d'autres et il est clair que certains snobinards me diront que "rolala t'es allé manger là mais enfin tu n'y connais rien quoi..."

Déjà ceux là peuvent retourner débourser 500 balles pour manger une mini-croquette chez Veyrat et compagnie et me laisser apprécier le fait que manger c'est avant tout reprendre des forces et se réjouir des saveurs proposées. 

Qu'il s'agisse d'un établissement un peu uppé, d'un modeste izakaya ou bien d'une chaîne de restauration rapide, je n'ai jamais regardé l'enseigne avant de pénétrer dans un restaurant et vous voulez que je vous dise ? 

Faites de même, n'hésitez jamais même si vous avez l'impression que dans la rue ou l'établissement se cachent des yakuzas prêts à vous soutirer votre bourse. C'est comme ça que vous ferez des découvertes incroyables et inoubliables !

Ma foi, excellent rapport qualité prix

Ma foi, excellent rapport qualité prix

Tout ça pour même pas huit balles et encore pour certains c'est cher !

Tout ça pour même pas huit balles et encore pour certains c'est cher !

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Ci dessus vous trouverez un repas commandé dans un des nombreux établissements de la chaîne Nakau, situé pour le coup à Kyoto à deux pas de l'hôtel Hedistar (vous vous souvenez, perdu deux heures en plein cagnard, les ampoules aux pieds, tout ça tout ça).

Pour vous la faire courte on pourrait grossièrement comparer ces restaurants aux inévitables Macdouilles, BurgerQuick et autres cantines dont j'ai compris bien trop tard que j'y avais claqué beaucoup trop de cash contre une baisse d'espérance de vie. 

Sauf que si il y a bien évidemment du surgelé au menu la différence majeure avec nos fast-food réside dans le prix. 

En général je choisis un burger au poulet, deux portions de potatoes et une boîte de nuggets, et à l'heure actuelle je m'en collerais pour 22 euros si je continuai à me rendre chez le M jaune. 

Au Nakau j'ai pris un bol de soupe miso, du riz, des karaage (poulet frit) plus une bière et je m'en suis collé pour environ mille yen soit environ huit euros au moment où je m'y trouvais, et environ six euros cinquante centimes à l'heure actuelle.

Et en plus, c'était vraiment bon et je n'ai pas éprouvé ce sentiment mêlé de faim et d'écoeurement que je ressens de plus en plus lorsque par faiblesse ou facilité je me rend chez les ricains. 

Bon vous avez cassé votre première graine dans un Nakau car vous avez traversé toute la planète et que vous aviez trop faim et sommeil pour fouiner dans le quartier à la recherche du parfait restaurant.

Mais à présent que vous avez passé une bonne nuit et que Nakau vous a calé la veille au soir, ça vous dis de passer au plat principal ? 

En face de Sengaku Ji, parfait après avoir honoré les 47 ronins

En face de Sengaku Ji, parfait après avoir honoré les 47 ronins

Ohoh ça picote !

Ohoh ça picote !

J'en ai déjà parlé, mais le ramen sans bouillon de Ban Nin Riki justifie à lui seul un billet pour Tokyo

J'en ai déjà parlé, mais le ramen sans bouillon de Ban Nin Riki justifie à lui seul un billet pour Tokyo

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Comment parler de nourriture japonaise sans évoquer les célèbres ramen ? 

Bon je ne suis pas là pour relancer le débat sur qui a inventé le concept (les chinois, les coréens ou les japonais ?) mais pour ceux qui n'auraient aucune connaissance en cuisine nippone les ramen sont en fait une sorte de bouillon (de viande, poisson ou légumes) dans lequel le chef verse les inévitables nouilles ainsi que la garniture de son choix. 

Pour faire une sorte de comparatif ce plat fait un peu penser au rougail saucisses créole : si vous décidez de manger pendant dix jours chez un habitant/restaurant local le plat en question, vous n'aurez jamais la même recette, le même bouillon ou le même accompagnement. 

Pour ma part sur cette escapade j'en retiendrai trois.

3 - Pour commencer il y aura celui de Machida Shouten à deux pas du sanctuaire Sengaku-ji où sont enterrés les 47 ronins. 
Parce que même si l'idée paraît simple tremper des feuilles d'algue nori dans le bouillon m'a permis d'apporter plus facilement des garnitures à mes ramen instantanées à mon retour.

2 - J'ai passé je dirai les deux tiers de mes vacances à me moucher à cause du choc thermique quotidien causé par les 35 degrés à l'extérieur et les 22 degrés dans n'importe quel endroit climatisé du Japon (donc 95% des lieux visités). Aussi lorsque chez Wasei à Kanamachi, Tokyo j'ai commandé des ramen pimentées, je ne m'attendais pas à un truc qui déboucherait mes deux narines ! Des piments entiers accompagnent les nouilles et la couleur du bouillon est évocatrice du côté réchauffant du plat. Merci à l'équipe d'avoir amélioré mon état !

1 - Enfin sans surprise si vous avez suivi mon périple page par page les meilleures ramen du voyage auront été sans conteste celles de Ban Nin Riki dans le quartier d'Iriya à Tokyo. Et pourtant il y a un élément improbable : il n'y a pas de bouillon ! Alors que les chefs ramen se feraient limite seppuku si d'aventure ils perdaient leur base de bouillon qui chauffe depuis des années, le restaurant fait le choix de se passer de cet élément crucial.
Mais un détail ne trompe pas : il pleuvait, pourtant il y avait dix minutes de queue à l'extérieur. 
Et le pire c'est que si vous avez la dalle, la vraie qui fait grogner votre estomac comme Jabba le Hutt frémissant devant le bikini de Leia il existe des portions 4XL !

Excellent premier essai à Hiroshima

Excellent premier essai à Hiroshima

Incroyable découverte que ce Yakiniku de Nagoya

Incroyable découverte que ce Yakiniku de Nagoya

Evidemment pour un amateur de viande de boeuf comme moi il était impossible de repartir du Japon sans avoir dégusté l'un des fameux boeufs wagyu ! 

Si j'ai bien compris le boeuf de Kobé célèbre dans le monde entier est en fait un wagyu de très haute qualité car la viande peut se répartir en différentes catégories et niveaux de qualité. 

Aussi lorsque je me suis lancé pour la première fois sur le sujet à Hiroshima dans un petit restaurant du quartier de la gare (situé à la place d'un bar à bières recommandé par le guide du Routard mais qui hélas a été démoli depuis) dirigé par des Coréens. 

Le kimchi alias le chou pimenté était une vraie découverte qui m'a donné envie d'en préparer à mon retour, mais la viande sans être mauvaise était peut être un peu décevante. 

Oui c'était gouteux mais je trouvais le tout assez gras et la portion n'a pas vraiment calé son homme. Mais pour leur défense nous étions 30 minutes avant la fermeture et je m'étais engagé à manger rapidement. 

Mais c'est à Nagoya que j'ai dégusté le meilleur morceau des vacances au yakiniku Hanake au quartier de Kamimaezu.

Pourtant moyennement réputé sur internet l'établissement est tranquille et les tranches proposées étaient incroyables, et je peux vous dire que si j'ai tendance à engloutir mes repas assez rapidement j'ai réellement pris mon temps pour déguster chaque pièce.

Evidemment vous vous en doutez si les ramen sont des plats assez cheap qui vous permettent de vous nourrir pour quelques centaines de yen le wagyu sera un plat un peu plus luxueux et il faudra prévoir un budget en conséquence.

Mais cela reste bien sûr beaucoup moins cher que d'acheter une pièce chez un boucher français ou dans un grill un peu plus chic que la moyenne. 

En revanche attention malgré sa saveur exquise et son côté fondant le wagyu est une viande paradoxalement très grasse donc il ne faut pas en abuser ! 

 

Le poulet curry d'un Nakau

Le poulet curry d'un Nakau

Celui-ci en face du château de Nagoya

Celui-ci en face du château de Nagoya

Et le dernier du voyage à Asakusa

Et le dernier du voyage à Asakusa

Allez je vous quitte avec mon péché mignon : le Katsu Karee où littéralement le curry avec viande panée. 

Vous pourrez trouver du tonkatsu (porc) ou du chickenkatsu (poulet) dans un nombre incalculable de restaurants à chaque ville où vous vous rendrez. 

Ce plat n'a l'air de rien mais bon sang ce que je peux adorer sa simplicité, sa gourmandise et le côté amusant de la dégustation !

Imaginez un peu un riz parfaitement cuit avec comme accompagnement une sauce bien épaisse et épicée avec par dessus une pièce de viande coupée en général en cinq ou six morceaux dont la chapelure ne demande qu'à chanter dans votre bouche !

La panko, bon sang si je pouvais embrasser le génie qui a inventé ça ! 

Une chapelure ultra-croustillante qui vous empêchera de croquer un morceau la nuit en douce sans réveiller votre conjoint(e) et qui en prime ne retient quasiment pas l'huile... Un régal pour les yeux, pour le palais, pour les oreilles et qui en plus n'est pas gras pour trois ronds !

Je n'ai hélas pas retenu le nom du restaurant car après m'être laissé déambuler dans Asakusa lors de mon dernier soir je me suis rendu au hasard dans le premier restaurant qui proposerait un beau poulet frit. 
Comme vous le verrez sur la troisième image ci-dessus la sauce était aussi noire que mon humeur, et pourtant quel délice !

Sur ces belles paroles je vous laisse avec une dernière image, une rareté dégustée au restaurant DanDaDan à côté de la gare de Kanamachi : un dessert.

Oui soyez avertis si les cafés au Japon regorgent de pâtisseries les japonais ne sont visiblement pas très branchés desserts et rares seront les restaurants qui vous proposeront une note sucrée pour terminer votre dégustation. 

Alors quand on tombe sur un sorbet au yuzu, on le savoure et on l'apprécie d'autant plus ! 

Un dessert, sérieusement !?

Un dessert, sérieusement !?

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